Certains considèrent cet aspect du jeu comme le plus important. En effet, idéalement, pour jouer un PAR 72, tout golfeur est censé frapper 36 putts (2 putts par trou). La moitié des coups sont donc réservés au putting, l'autre moitié se répartissant entre les« pleins coups» et les« coups d'approche» (encore appelés« petit jeu »).
Le putting, qui se déroule sur le green, est d'abord révélateur de la précision du jeu du joueur. N'importe quel club peut-être utilisé pour putter sur les greens, mais le club le plus approprié est évidemment le putter. Sa face lisse et verticale permet d'obtenir un roulé parfait de la balle. Au putting donc, le seul élément d'importance est la précision. Celle-ci implique à la fois une parfaite évaluation de la longueur à faire parcourir à la balle et une détermination précise du chemin que la balle doit parcourir soit pour se rapprocher au maximum du trou, soit tout simplement pour Y « entrer ».
En fonction de ces principes, le mode opératoire est le suivant:
1 - Détermination globale de la puissance à communiquer à la balle pour lui faire parcourir la distance qui la sépare de la cible. Cette cible peut, en effet, être soit le trou lui-même si la balle n'est pas éloignée de plus de 2 m environ -, soit un cercle ayant pour centre le trou et un diamètre d' 1 m au plus. On procède à cette évaluation en se tenant debout en arrière de la balle, sur la ligne de jeu.
2 - Appréciation du chemin qui doit être emprunté par la balle. Cette évaluation se fait accroupi, juste en arrière de la balle, dans le prolongement de la ligne de jeu. Dans cette position, les orientations de l'herbe, les imperfections de la surface, qui peuvent freiner ou faciliter la progression de la balle vers le trou, apparaissent clairement. On détermine alors un point de passage obligé - pour la balle - situé à quelques
centimètres (une vingtaine) de celle-ci.
3 - On procède enfin à la mise en relation des deux critères afin d'arriver à une détermination exacte et définitive de la puissance à donner au putt. La face du putter est alignée « square» par rapport à la ligne de jeu constituée alors par la ligne joignant la balle au point de passage obligé, précédemment relevé. Le golfeur s'aligne par rapport au club ainsi orienté.
Il ne reste alors qu'à putter. Toute la précision réside dans la capacité qu'a le joueur : à communiquer au club la puissance prévue, à centrer parfaitement la frappe de la balle sur la face du club, de sorte que le trajet de celle-ci passe correctement par le point de passage obligé.
Il est inutile, et parfois même néfaste de regarder à nouveau le drapeau. La vision du jeu dans cette position, de côté et en perspective, ne peut que perturber la qualité des infonnations engrangées auparavant, pour finalement détériorer le putt. Là encore le principe « GIGO » (cf. Chap. Analyses) est déterminant. Pourtant en considérant que les bonnes informations ont été programmées, il reste encore à bien les concrétiser par un geste correct. Le secret d'un putt réside dans l'observation du principe suivant: la balle doit être en mesure de toujours parfaitement
rouler vers l'avant. Deux corollaires en découlent:
-la balle ne peut être animée que par une rotation d'arrière en avant, dans l'axe de son déplacement,
- la balle doit rester en permanence en contact avec le sol.
Pour cela il faut satisfaire deux conditions:
- la balle doit être frappée parfaitement «square» au centre de la face du putter,
- l'angle d'attaque de la balle doit être nul. Donc le chemin parcouru par la face du putter est en permanence parallèle au sol. Concrètement, le putter ayant été correctement orienté, les mains, dont les paumes se font face et sont parallèles à la face du club, se placent naturellement sur le grip. Les poignets sont alors fixés. Un putt, c'est d'abord un mouvement de bras: les bras, les poignets et les mains fonctionnent conjointement pour ne former qu'une seule unité qui actionne le club. Le contrôle par la vision s'effectue en permanence et alternativement sur le centrage de la balle sur la face du putter, et sur le point de passage obligé.
Par expérience, le plus gros défaut étant d'arrêter le club sur la balle au moment de l'impact, on raccourcit la prise d'élan vers l'arrière ce qui oblige à effectuer un follow¬trough complet dynamique et donc efficace.
Et si pour des longs putts, il est nécessaire d'augmenter la prise d'élan, on veille à ce que la semelle du putter reste en permanence parallèle au sol. On obtient alors, naturellement, un chemin parcouru par la face du club Intérieur-Intérieur, consécutif à un mouvement de balancier des bras, ferme et contrôlé, prenant son origine au niveau des épaules.
La balle est enfin « entrée ». Elle rebondit dans un bruit caractéristique une bonne dizaine de fois, avant de s'immobiliser définitivement au fond du trou.
Il reste cependant un certain nombre de coups qui n'appartiennent à aucune des catégories déjà évoquées, qui bien que devant être exceptionnels, n'en sont pas moins courants (hélas !) pour de nombreux joueurs. Il s'agit des coups que l'on pourrait dire de « dégagement» et qui permettent de sortir de « situations difficiles» !
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